Khouribga..Commémoration du 73ème anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple 

Khabar khouribga:Elazhar

Oued Zem est une ville marocaine marquée par un soulèvement historique majeur contre le protectorat français, en particulier lors des journées des 19 et 20 août 1955. Le soulèvement du 20 août 1955, deux ans jour pour jour après l’exil du Sultan Mohammed V par les autorités françaises, les habitants d’Oued Zem et de la région se sont soulevés massivement et cet épisode violent avait opposé la population locale aux intérêts et aux forces coloniales françaises. Devenue mémoire nationale et locale, la ville Martyr commémore chaque année ces soulèvements patriotiques, et abrite des espaces dédiés à la mémoire historique de la résistance et de la lutte pour l’indépendance réalisée en 1956. Les habitants de ces zones avaient déclenché des actions de résistance soutenues et pathétiques qui dégénérèrent en violences contre les colonisateurs.

Le massacre d’Oued Zem de 1955 est un soulèvement populaire marocain des tribus avoisinant Oued-Zem, cela à la suite de la déposition forcée du trône de « Sidi Mohamed ben Youssef », plus tard Mohamed V, qui débouchera sur une tuerie des colons européens de la ville et des affrontements contre les forces de l’ordre sur place. Le massacre va être la conséquence directe du départ forcé de « Sidi Mohamed ben Youssef », ce dernier exilé ensuite à Madagascar et remplacé par un cousin lointain, Mohammed ben Arafa. En réaction, le 19 août 1955 plus d’une dizaine de milliers de Marocains manifestèrent dans la ville d’Oued Zem pour revendiquer le retour de leur sultan malgré les violentes répressions  des forces françaises sur place, représailles qui firent couler  le sang de plus de 12 000 martyrs. 

Tout commença tôt le matin, les SmâalaBni Smir et Bni Khairane envahirent la ville d’Oued Zem. On y compta plus de 20 000 hommes qui envahirent le centre-ville et attaquèrent même l’hôpital, armés de haches, bâtons, cailloux et même de fusils, tirant et lapidant les forces de gendarmerie sur place. Le bilan des morts déclaré chez les occupants fut estimé entre 50 et 75 colons français et également 19 morts parmi les forces de l’ordre[. Des sources plus récentes estiment à environ 200 le nombre d’Européens morts à la suite du massacre[

Ainsi, ce soulèvement historique de la ville d’Oued Zem s’ancra dans la mémoire locale et à cet effet, le Haut-Commissariat pour les anciens combattants de la résistance et les membres de l’Armée de libération ont commémoré le 73ème anniversaire ce soulèvement d’Oued Zem qui avait constitué une étape historique importante dans la lutte nationale pour la liberté et l’indépendance. Ce meeting à Khouribga a été donc l’occasion de remémorer des pages de l’histoire de la lutte nationale et des sacrifices consentis par les populations de la région pour la défense des valeurs nationales dont l’indéfectible cohésion entre le Trône et le Peuple.

Dans son allocution, le Haut-Commissaire aux anciens combattants de la Résistance et aux membres de l’Armée de Libération, Mustafa Al-Katiri, a affirmé que ces soulèvements populaires, qui avaient éclaté les 19 et 20 août 1955, coïncidant avec le deuxième anniversaire de l’exil de Sa Majesté feu Mohammed V, avaient constitué un moment historique et emblématique dans la lutte nationale pour la liberté et l’indépendance. Pour sa part, le secrétaire général de la province de Khouribga, Mustapha El Hassar, a souligné que la commémoration de cet anniversaire coïncide avec la célébration par le peuple marocain de 71ème anniversaire de la glorieuse Révolution du Roi et du Peuple, qui incarne les plus rappelle une page glorieuse de la lutte nationale pour la défense des valeurs religieuses et des constantes nationales et l’occasion de rappeler l’héroïsme et les sacrifices des habitants de la région, ce qui contribue indéniablement à ancrer et à renforcer la mémoire nationale auprès des jeunes générations.

 

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