Béjâad / Province de Khouribga Moussem du 28 octobre au 1er novembre

Khabar khouribga: Elazhar

Le nom de la ville de Bejaâd serait lié, selon des chercheurs, à la jàada, un arbuste local aux fruits amers qui couvrait jadis les collines environnantes. Fondée au 16ème siècle  (10ème siècle de l’Hégire) sous la dynastie des  sâadiens par Bouabid Echcharki, alias Mohamed Abou Oubaidallah Echcharki, un éminent soufi, descendant du calife Omar Ibn Al Khattab, la ville de Bejàad était à l’origine un pôle de rayonnement spirituel et avait acquis le statut de l’une des zaouias les plus fréquentées par les oulémas et les soufis les plus célèbres du Royaume tels Mohamed Esghir Al Afrani, Attaib Al Meknassi Abdallah Ben Sassi et Abou Abdallah Mohamed Ben Omar Al Mokhtari.

A la mort du Cheikh Bouabid Eccharki, ses « fils » perpétuèrent le développement de ce carrefour culturel et spirituel du Royaume. En effet, la zaouia cherkaouia continua à travers les temps à rester fidèle à sa noble mission théologique, spirituelle et culturelle. Et donc, dès sa fondation, la ville de Bejâad se dota d’une multitude de « médersas » qui avaient contribué à l’érudition d’éminents oulémas dans des écoles comme celles de Cheikh Mâati et surtout la médersa Hassania, la médersa Mohammedia qui dispensaient des formations dans des disciplines aussi diverses telles la théologie, le droit, la calligraphie, la littérature et l’astronomie.

 A la mort du Cheikh Bouabid Eccharki, ses fils perpétuèrent le développement de la ville. Ainsi, la zaouia cherkaouia continua à travers les temps à rester fidèle à sa noble mission théologique, spirituelle et culturelle surtout sous le patronage de la monarchie alaouite. Ainsi, le mausolée du cheikh Bouabid Cherki, devenu un pilier du capital immatériel, a toujours été un pôle de rayonnement spirituel et un lieu de piété et de dévotion depuis des siècles durant.

Ainsi et toujours dans le cadre de la pérennisation et de la Cohabitation renouvelée de l’héritage religieux et civilisationnel de la zaouïa cherkaouia,  la ville de Boujaâd abrite du 28 octobre au 1er novembre 2026 une nouvelle édition du Moussem de Sidi Bouabid Cherki, un événement culturel et religieux prestigieux qui draine des visiteurs de toutes les contrées du Royaume. A cet effet, la province de Khouribga a tout mobilisé pour célébrer, dans la piété et dans le faste, ce grand moussem de Sidi Bouabid Cherki qu’abrite la capitale des chorfas cherkaoua de la ville de Béjaâd. 

En outre, la Zaouia Cherkaouia devint aussi un carrefour commercial surtout sur l’axe Fès-Marrakech. A souligner que le mausolée du cheikh Bouabid Cherki a toujours été un pôle de rayonnement spirituel et un lieu de piété et de dévotion depuis des siècles durant. La cité cherkaouia vivra donc au rythme de chants religieux et de psalmodies du coran, de processions pathétiques, de tables rondes, d’expositions, de foires agricole et artisanale et de tournois sportifs sur fond de belles chevauchées et de baroud des meilleurs cavaliers de la région et du Royaume. Un beau spectacle en perspective et qui draine les passionnés du patrimoine et du baroud.

Toutes les dispositions nécessaires ont donc été prises pour assurer aux milliers de visiteurs que draine cet événement un accueil bienveillant et chaleureux sur fond de la valorisation symbolique des dimensions spirituelles, socioculturelles et récréatives d’une telle manifestation. Sur le plan intellectuel et culturel, le programme prévoit une série de rencontres et de débats dont un important colloque autour du thème de « La mémoire spirituelle et le patrimoine culturel au service de l’identité nationale. ». Ainsi, la Zaouia Cherkaouia continue d’être fidèle à sa noble mission religieuse, spirituelle et culturelle à travers tous ces siècles. 

 

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