A l’issue d’une table ronde organisée, cette fin de septembre à Khouribga, sous le thème : « L’Institut Régional des Métiers de l’Audiovisuel et du Cinéma : Défis, Perspectives et Opportunités », et avec la participation de cinéphiles, de médias et de membre du monde associatif de la région, et dans le cadre des rencontres consultatives lancées par l’Association Maroc d’Avenir, les participants s’accordèrent sur le fait que le cinéma aujourd’hui n’est plus un simple moyen de divertissement, mais est devenu surtout un Soft Power d’éveil et de communication et un outil d’éducation aux valeurs universelles.
Rappelons que Khouribga, la capitale du phosphate, s’était reconvertie depuis la 1 ère édition du Festival International du Cinéma Africain de Khouribga, en capitale de l’image mouvante africaine. La cité phosphatière accumula ainsi un total de 25 éditions et depuis, l’idée ou le rêve des jeunes cinéphiles de revendiquer la création d’un institut régional de l’audiovisuel et des métiers du cinéma à Khouribga, commença à germer dans les esprits.
Et c’est donc dans cette optique que l’Association Maroc d’Avenir s’engagea dans cette perspective de la création d’une plateforme régionale ou d’un espace de formation pour l’audiovisuel et les métiers du cinéma. Et depuis, cette association présenta une pétition auprès du Conseil de la Région et n’a pas manqué d’envoyer des copies de cette pétition au ministère de l’Intérieur, au Wali de la région, au gouverneur de la province de Khouribga afin qu’ils prennent toutes les mesures appropriées aussi bien juridiques que procédurales pour la concrétisation de ce projet tant convoité par tous les jeunes cinéphiles de la région.
L’Association porteuse de ce projet combien ambitieux appela donc toutes les forces vives et toutes les instances élues ainsi que les autorités régionales et provinciales à soutenir, dans une approche participative et une gestion institutionnelle efficiente, ce projet qui vise à donner à la capitale du phosphate ce nouveau statut de cité des métiers du cinéma.
Ainsi, Khouribga, riche de son histoire et de ses racines africaines, accueillit ce débat et appela à faire du cinéma un élément de son identité culturelle et un levier de son rayonnement artistique et intellectuel. D’où l’importance du projet de la création d’un institut régional des métiers de l’audiovisuel et du cinéma, qui apparaît comme un horizon stratégique pour transformer la ville en un espace de création, de formation et de rayonnement culturel.
En conséquence, le Comité de plaidoyer de l’Association Maroc d’Avenir chargé de la consultation et de la communication ainsi que tous les participants à cette table ronde, s’accordèrent à :
Soutenir les initiatives cinématographiques locales et nationales et encouragement de la production et de la créativité dans les domaines du septième art.
Intégrer l’éducation à l’image et la culture cinématographique dans les politiques éducatives et publiques.
Créer des espaces adaptés à la projection, à la formation et à la production de films.
Encourager les jeunes à explorer les domaines de la mise en scène, du jeu d’acteur et des technologies audiovisuelles.
Faire de Khouribga une destination de la création et de la formation cinématographique africaine et internationale.
S’appuyer sur des talents locaux et régionaux qualifiés pour bâtir une renaissance cinématographique qui valorise l’image de la région à l’échelle nationale et continentale.
Transformer la ville en un pôle national et africain du septième art.