15 projets et accords esquissent une nouvelle phase de développement

Khabar khouribga: ELAZHAR

Sur les 33 points inscrits à l’ordre du jour, au moins 15 concernent directement ou indirectement la province de Khouribga. Ceci témoigne de l’ampleur des projets de développement qui devraient impacter divers secteurs de l’urbanisme à la culture, l’innovation, l’économie sociale et solidaire et l’investissement sur fond d’un renforcement de l’attractivité de la région et la création des conditions d’un développement durable. Parmi les projets à dimension culturelle, le conseil examine l’accord visant à achever la Cité des arts et de la culture africaines à Khouribga, un projet qui devrait constituer un ajout qualitatif à l’infrastructure culturelle de la région et renforcer la position de la ville en tant que destination pour les activités artistiques et culturelles à dimension nationale et africaine.

Dans le domaine scientifique, l’attention se porte sur le projet du futur centre de technologies de la santé et de sciences biomédicales de Khouribga, qui comprend une école d’ingénieurs et un institut de soins infirmiers, et qui reflète une tendance à investir dans la recherche scientifique et l’enseignement supérieur et à lier le développement local à l’économie du savoir. La technologie du numérique, le développement numérique et l’intelligence territoriale sont également fortement présents à travers le projet de création de l’Institut INNOVATECH dans la ville d’Oued Zem, qui vise à développer les compétences dans les domaines de la technologie et de l’innovation,

En matière de développement urbain, le programme comprend des projets ayant un impact direct sur la vie quotidienne des citoyens, notamment la réhabilitation de la rue Mohammed VI dans la ville de Khouribga et l’aménagement d’une place publique sur le terrain qui abritait la gare routière après son déménagement, en plus du financement de travaux d’aménagement urbain et d’espaces verts aux entrées des villes de Khouribga et d’Oued Zem, qui sont des projets visant à améliorer le paysage urbain et à accroître l’attractivité de la zone urbaine. Le programme comprend également la construction et l’équipement d’un centre d’accueil dans la ville de Bejaad, ce qui renforcera les structures sociales et de services au sein de la région de Khouribga.

Sur le plan économique, l’accord-cadre relatif au renforcement de l’infrastructure électrique à très haute tension (225 kV) de la commune de Beni Yakhlef mérite d’être souligné. Cet accord réunit le ministère de l’Industrie et du Commerce, le Conseil régional de Beni Mellal-Khenifra, l’Autorité provinciale de Khouribga, le Conseil régional, la commune de Beni Yakhlef, le groupe OCP (Office Chérifien des Phosphates) et la Société régionale multiservices. Cet accord est particulièrement important car il contribue directement à accroître la disponibilité de biens immobiliers industriels, constituant ainsi un indicateur clé du développement continu des infrastructures soutenant la zone d’accélération industrielle. Cette zone est donc considérée comme un moteur essentiel pour attirer les investissements et créer des emplois. 

Les retombées pour la région ne se limitent pas aux projets territoriaux, mais s’étendent à de nombreux programmes régionaux. Parmi ceux-ci figurent le soutien aux programmes sociaux destinés aux anciens détenus et à leurs familles, le financement et l’organisation de salons régionaux de l’économie sociale et solidaire, ainsi que la mise en œuvre d’un programme d’appui aux coopératives, à leurs syndicats et aux groupements économiques, notamment par la création de marchés solidaires pour promouvoir et commercialiser les produits locaux. Ces initiatives devraient bénéficier aux acteurs socio-économiques de la province de Khouribga à l’instar des autres provinces de la région.

Certes, une réelle vision de développement multidimensionnelle qui combine culture, recherche scientifique, transformation numérique, réhabilitation urbaine, investissement, structures industrielles et économie sociale, reflétant une tendance à établir un développement plus intégré et équilibré, mais le plus grand défi reste celui d’accélérer leur mise en œuvre sur le terrain, afin que les accords se transforment en projets concrets et que leurs impacts se répercutent directement sur le développement et la qualité de vie des citoyens… Restos quand même optimistes !

 

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